Projection

L'Usine

(24h, etc.) création 2013

Court-métrage réalisé dans le cadre du projet "Chambre avec vues" + Conception, réalisation Marion Coutarel et Nicolas Heredia + Avec Marion Coutarel + Images et montage Nicolas Heredia + Production La Vaste Entreprise et Théâtre de la Remise + Corproduction Ville de St-Chély d'Apcher (48) + Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Languedoc-Roussillon, de la Baignoire (lieu des écritures contemporaines à Montpellier), de la Ville de Montpellier.


Le corps sous la peau est une usine surchauffée _ Antonin Artaud


24h. Vingt-quatre instants d’un voyage au centre de l’usine - en l'occurence l'usine ArcelorMittal de St-Chély d'Apcher, en Lozère - où le plus fonctionnel se transfigure en matière poétique. Jeu de correspondances mystérieuses, d’alchimies secrètes entre des matières et des parcelles de corps, des mouvements et des sons, des rythmes et des lignes graphiques. Une poétique s’enroule autour de l’image de l’usine, des fantasmes qu’elle suscite - ici et ailleurs. Une œuvre nourrie de la rencontre avec les travailleurs, qui se sont volontiers prêtés à la discussion, nous aiguillant vers leurs propres visions poétiques.

L’homme a construit l’usine. L’usine est devenu corps.
Organicité de l’usine dans la nature qui l’abrite, abreuvée de l’eau des rivières – vitale.
Organicité du corps-usine, aux canaux et artères communiquant entre eux, aux mouvements perpétuels, à la respiration ininterrompue de jour comme de nuit.
Le corps de l’homme, caché sous les vêtements de sécurité. Les gestes et les postures sont précis, efficaces, solides. Nous y avons « substituer » un corps sans effort, un corps dévêtu, vulnérable. Organicité du corps humain dans le corps de l’usine.

L’œuvre est construite comme une série de « tableaux en mouvement » : 24 poèmes visuels qui pourraient continuer en d’infinis tours de cadran. Parce que la thématique du temps nous est apparue centrale et omniprésente. Temps infini et fragmenté à la fois, par la tombée de la nuit et le lever du jour, par les cycles des machines - et par l’homme, dans la danse continue des équipes qui se succèdent.
Mais évoquer le mouvement et le temps, c’est aussi évoquer leur corollaire : l’immobilité, l’arrêt. Et en creux, bien-sûr, la crainte de la mort du corps géant, par arrêt définitif de ses pulsations. La fragilité redoutée de ce robuste corps, de ce géant nourricier qui veille sur une ville entière.
Ici comme dans d’autres villes.
Mais ici, le géant semble encore insubmersible.

(Durée du film : 11 min.)


..............Calendrier...............

+ Ven. 15 fév. 13 (HERAULT) CHANTIER La Baignoire - lieu des écritures contemporaines, 19h
+ Sam. 16 fév. 13 (HERAULT) CHANTIER La Baignoire - lieu des écritures contemporaines, 19h
+ Ven. 5 avr. 13 (LOZERE) Avant-Première - Inauguration du Ciné-Théâtre, St-Chély d'Apcher
+ Jeu. 18 avr. 13 (LOZERE) Ciné-Théâtre, St-Chély d'Apcher - 16h, 17h30, 19h et 21h (+ rencontres)
+ Avril-mai. 13 (LOZERE) Ciné-Théâtre, St-Chély d'Apcher - projections avant les séances du cinéma
+ Autres dates à venir...